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FESTIVAL AFRICAIN DE MONTRÉAL :

l’heure est au bilan

Le rideau est tombé le 15 juillet dernier sur la première édition du Festival africain de Montréal. Celui-ci, on s’en souviendra s’est tenu au Parc Jean Drapeau du 11 au 15 juillet 2005. Comme toute activité de grande importance, l’heure est maintenant au bilan, à l’évaluation. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il est nécessaire de situer le contexte dans lequel ce festival a eu lieu. C’est sous l’initiative du Maire de Montréal, que le Sercice des communautés culturelles de la ville de Montréal a consulté individuellement plusieurs responsables des associations et responsables des communautés africains en vue de l’organisation du Festival africain faisant partie du Festival interculturel de Montréal.

Une période de préparation très courte La première rencontre informelle s’est tenue le vendredi 25 mars 2005 à 18h30 l’hôtel de ville de Montréal. À partir de ce moment, les Africains avaient devant eux trois mois pour préparer leur premier événement de grande envergure à Montréal. Après plusieurs rencontres de travail, ils commnenceront par enregistrer le Festival africain de Montréal comme organisme à but non lucratif selon la partie III de la loi sur les compagnies du Québec.

Les objectifs

Une fois l’organisme enregistré, les membres se donneront comme objectifs de faire connaître les différentes facettes de la mosaïque culturelle africaine aux montréalais, québécois et canadiens. En plus, le Festafrica, qui nous l’esperons, va prendre plus d’ampleur les prochaines années, se veut de diffuser, d’accroître la visibilité des communautés africaines de Montréal, de diffuser et de développer les valeurs constituant le patrimoine culturel des Africains et de faire connaître les compétences et savoir-faire culturels de nos peuples auprès du public montréalais, québécois et canadien.

Pays membres

Dans le but de promouvoir la richesse de la diversité culturelle que l’Afrique regorge, cette première édition du Festival africain de Montréal a réunit autour de lui dix-neuf (19) pays qui sont : l’Angola, le Burkina-Faso, le Burundi, le Bénin, le Cameroun, le Cap-Vert, la République Centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Kenya, le Mali, le Mozambique, le Nigéria, le Rwanda, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Programmation Plusieurs activités socioculturelles dont la prestation d’artistes africains locaux et extérieurs; l’exposition d’objets d’art et dégustation des mets africains étaient à l’ordre du jour.

Au chapitre des artistes locaux, nous avons eu la présence de Lorraine Klaasen de l’Afrique du sud, (la marraine de l’événement), de Muna Mingole du Cameroun, de Mulolo Bougé du Congo RD, de Gnetto Gadji de la Côte d’ Ivoire, des groupes Isangano du Rwanda et Umsha du Burundi, des Tambourins sénégalais, Vuvu Gospel Songs de l’Angola, Max Abolio de l’Angola, Zale Seck du Sénégal, Ménimé du Congo-Brazza et du chœur magique Dynasty M. d’Ottawa du Congo RD (voir la photo ci-joint). En ce qui concerne les artistes internationaux, André Marie Talla et Grâce Kama du Cameroun ont été nos invités d’honneur.

Même si d’une manière générale, beaucoup ont aimé l’évènement, des difficultés ont été enregistrées dans la programmation, faute de moyens financiers.. À ce propos, M. François Zanga, d’origine camerounaise qui avait la lourde responsabilité d’assurer la bonne marche de cette programmation présente ses excuses à tous étant donné qu’une bonne partie de la programmation n’a pas pu être respectée. Outre l’insuffisance d’argent pour payer le cachet des artistes locaux, certains artistes étrangers annoncés n’ont pas pu obtenir leur visa au près des bureaux des services de l’immigration de leurs pays d’origine. Selon Mr Zanga, ce fut un grand combat pour satisfaire le public malgré ces moyens limités. C’est pourquoi, il lance dès à présent un appel aux montréalais, québécois et canadiens à repondre au rendez-vous du prochain festafrica qui se tiendra l’été prochain. Avec les expériences de l’édition qui vient de s’achever, Mr Zanga pense que l’équipe du Festafrica sera mieux outillée pour que le prochain festival soit une grande reussite sur tous les plans.

Le secrétaire à la communication du Festafrica, M. Michaël Fogaing, également d’origine camerounaise, estime que les problèmes rencontrés sont en lien avec le délai dont disposait l’équipe pour organiser le festival et la localisation du site du festival. Il fait le bilan suivant : « Le court temps de préparation n’a pas permis de mener une bonne campagne publicitaire. Trois mois pour préparer ce genre d’événement, c’est insuffisant. Les grands festivals se préparent un an à l’ avance. De plus, l’éloignement du site du festival ( Parc Jean-Drapeau) et les difficultés d’accès en auto et par le métro n’incitaient pas le public à se déplacer massivement. Non seulement, les indications faisaient défaut pour y arriver mais même des gens rencontrées sur l’Île Ste-Hélène ne connaissaient pas où se déroulait le festival africain. L’année prochaine nous mettrons toutes les énergies afin de faire bouger les choses du côté de nos partenaires. Il nous faudra également une bonne mobilisation de nos bénévoles pour aider le public à être mieux informé.». Mr Fogaing déplore également le manque de moyens financiers qui, selon lui, est la base de toutes les failles connues au cours du festival.

Enfin, le Président du Festival africain, M. Adama Diarra, demeure optimiste quant à la suite des choses. Il dit rendre hommage à toutes celles et à tous ceux qui se sont déplacés pour soutenir les Africains de Montréal. Il lance dores et déjà un appel à tous pour l’année prochaine car d’après lui, les failles rencontrées cette année nous permettrons de corriger le tir l’année prochaine. Parlant du bilan, il consent que tout début est difficle.en s’exprimant comme suit : « Le festival africain de Montréal n’est qu’à sa première année. Nous n’avons qu’à avoir à l’esprit les débuts très difficilles du Festival de jazz par exemple et nous comprendrions ce qui s’est passé. Le gros point positif à retenir, est cette capacité de voir les Africains, pour la première fois, se réunir et organiser cet événement. Pour terminer, je lance un grand défi au public pour ce qui est du plein succès de la 2ème édition.». À propos de la 2è édition Très optimiste quant à l’avenir, les organisatateurs du Festafrica mettent déjà l’accent sur la 2è édition du Festival africain qui aura lieu l’année prochaine. Selon eux, les erreurs d’aujourd’hui sont nécessaires car elles leur permettront de corriger le tir demain (entendons l’année prochaine). Ils demandent pour cela l’aide de leurs partenaires qu’ils remercient beaucoup. L’équipe de Festafrica invite tous les Africains, montréalais, québécois et canadiens amis de l’Afrique à venir se joindre à eux pour le succès de la deuxième édition du festival.

Pour toute suggestion, prière de contacter le Secrétaire général de l’organisation au 514-527-8214 ou info@festafrica.org ou encore visiter notre site web au www.festafrica.org

Pour le Festafrica, Jean Marie Mousenga, chargé du protocole